Akers, Pier Import, l’imprimerie Hélio-Corbeil, qu’ont en commun ces entreprises ? Leurs syndicats enfreignent impunément la loi. En effet, depuis le 21 janvier, trois séquestrations de dirigeants ont été pratiquées dans le but de… négocier. Elle est bonne non ?

Pour Akers, les « négociations » portaient sur la prime de licenciement. Akers prévoyait 6000€, Akers respectait la loi, la loi n° 2008-596 du 25 juin 2008 dite : « Loi portant modernisation du marché du travail ». Ouais, il y a des règles, Akers les a respectées. Mais non, ça n’allait pas aux salariés. Eux, ils voulaient (attention, c’est drôle) : entre 30 000 et 60 000 € par tête. Eh ouais, qu’est-ce que tu crois ? On m’vire pas comme ça moi, t’aboules le fric enculé d’patron.
Pour obtenir gain de cause, ils ont séquestré les dirigeants. Première de l’année, ils ont courbé l’échine, ils leur ont accordé 28 000 € d’indemnité. Pour 117 personnes. Un total, donc, de 3 276 000 €.

Puis, au début du mois, Pier Import. Conformément à la loi, la direction proposait un mois de salaire pour cinq ans d’ancienneté. Les salariés, eux, réclamaient un demi-mois de salaire par année d’ancienneté.
L’histoire de Pier Import, c’est quoi ? Depuis le 2 septembre, l’entreprise est en redressement judiciaire. Ils ont tout d’abord cédé une vingtaine de leurs magasins au groupe Atmosphère, puis… ben, maintenant, ils liquident ce qui leur reste. L’entreprise fait faillite. L’entreprise crève. L’entreprise n’a donc plus de fric à donner. Mais c’est pas grave, en les séquestrant, ils vont bien en trouver.

Maintenant, non contents de n’avoir aucune conscience économique, les syndicats commettent des crimes pour imposer leurs fantaisistes désirs. Ils réclament des sommes inconsidérées à des entreprises en difficulté, ils viennent donner des cours d’économie à la télévision alors qu’ils n’ont aucune idée des chiffres réels et des prévisions faites pas des types qui sont payés pour y réfléchir et qui ont fait de longues études pour apprendre à savoir de qu’ils causent.
Alors voilà, hier, à Corbeil-Essonnes, une soixantaine de salariés ont retenu leur patron pour… NEGOCIER. Pour négocier un plan de licenciement suite à la perte d’un contrat avec Le Figaro, parce qu’ils coûtent trop cher. Parce qu’en France, on coûte tous trop cher.

Cette façon de faire me scandalise. Il est impensable de vivre dans une société qui ne punit pas ce genre d’exaction. Dans ces circonstances, à quoi va ressembler le futur économique de la France ? Combien d’entreprises vont envisager d’implanter une usine ou des magasins en France alors que leurs dirigeants peuvent être séquestrés impunément ? Déjà que ça coûte cher, que le travail est inflexible, on ne peut pas assurer la sécurité de l’encadrement…

Pourtant, il existe des sanctions. Dans Slate, un article fort complet indique ce que dit la loi. Je vais simplement copier le passage qui l’explique très bien :
« La loi est claire, «le fait, sans ordre des autorités constituées et hors les cas prévus par la loi, d’arrêter, d’enlever, de détenir ou de séquestrer une personne, est puni de vingt ans de réclusion criminelle.» Mieux vaut ne pas retenir un patron trop longtemps. La peine de 20 ans est réduite à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende si la victime est libérée avant le septième jour sans atteinte physique. »

Oui, la séquestration est un crime grave, qui est lourdement sanctionné. Normalement. C’est ce qui est prévu par la loi. Mais on ne l’applique pas. En un mois, trois séquestrations. Qu’est-ce que ça va être pendant les dix mois qu’il reste avant d’arriver en 2011 ? La situation économique ne s’améliore pas vraiment, il y aura d’autres plans de licenciement, d’autres entreprises qui vont déposer le bilan… d’autres excuses qui permettront aux syndicats d’enfreindre la loi.

Que les plans de licenciement soient justifiés ou non, on ne peut pas admettre que dans une société de droit, les dirigeants peuvent être privés de leur liberté, ne serait-ce que pour une après-midi.

15 réponse pour “Le chemin qui se trace…”

  1. Nath :

    Le problème n’est pas là, mais plutôt pourquoi on en arrive là? peut être un problème de répartition des richesses, car ces sociétés quand elles allaient biens, les employés n’ont pas vraiment vu la couleur de l’argent et ont gardés leur SMIC habituel.

    Quand cela va mal, on parle de licenciement, de baisse de salaire mais quand tout va bien bizarrement on ne parle pas de hausse, d’avantages et de bonus comme chez les traders..

    Je cautionne pas ce genre d’action mais cela n’arrive pas par magie un beau matin.

    C’est un peu comme les violences scolaires, on réduit les moyens et le personnel, on ne fait plus de prévention mais seulement du sécuritaire et on s’étonne que la violence augmente et entre à l’école.

    Il y a toujours une cause à effet.

  2. Troll :

    « ils viennent donner des cours d’économie à la télévision alors qu’ils n’ont aucune idée des chiffres réels et des prévisions faites pas des types qui sont payés pour y réfléchir et qui ont fait de longues études pour apprendre à savoir de qu’ils causent. »

    Si je te suis, ils viennent donner des cours d’économie à des types (qui ont fait de longues études etc.) qui conduisent leur entreprise au redressement judiciaire ? Ca semble salutaire non ?

    Par ailleurs, et s’il ne s’agit de cautionner les séquestrations de qui que ce soit, si les syndicats (remplace par « représentants des salariés » si le lecteur du Figaro se hérisse en toi devant ce mot) avaient dans l’entreprise le poids qu’ils méritent, on n’assisterait probablement moins à ce genre d’excès.

    Parce que les salariés qui sont mis devant le fait accompli d’un plan social ou d’une faillite, c’est une forme de coercition bien plus pernicieuse que la séquestration, et pas beaucoup plus légale.

  3. Nicolas :

    La première chose qui fait qu’on a des séquestrations de patron, aujourd’hui, en 2010, c’est qu’elles ne sont pas sanctionnées. Si elles l’étaient comme la loi le prévoit, on en verrait beaucoup moins.
    A l’époque où les travailleurs avaient de vraies raisons de se plaindre, aux débuts de la CGT par exemple, le gouvernement envoyait l’armée pour arrêter les actions prolétaires. Aujourd’hui quand on « retient » (les journalistes ne semblent plus vouloir parler de séquestration) un dirigeant, Estrosi moufte à peine.

    Je ne dis pas qu’il faut envoyer l’armée, bien entendu, par contre il faut sanctionner. Car la séquestration est un CRIME, et un crime se paie.

    Le SMIC est cet outil qui garantit un salaire minimum, et ce salaire minimum est aussi garanti pour ceux qui mériteraient un salaire plus important. Ce genre de dispositif tire les revenus vers le bas, et quand, comme chez Ikea par exemple, l’entreprise propose des augmentations au mérite, les « représentants des salariés » s’insurgent, en avançant que c’est « profondément injuste ».

    Le SMIC altère la nature du salaire. Il est, aujourd’hui en France, mal défini. Le salaire, c’est quoi ? C’est le paiement du travail.
    Je m’explique, un salarié travaille, et il reçoit en compensation un salaire. Il vend son labeur. Si il n’effectue pas sa tâche, il ne devrait pas être payé, ou en tout cas, l’être en fonction de sa productivité.
    Or, en France, quand on est salarié, on perçoit systématiquement un salaire dont le montant est garanti par l’Etat, et augmenté annuellement en juillet. Cette augmentation ne prend pas en compte la réalité de l’entreprise, elle ne prend pas en compte la rigueur au travail du salarié. Le SMIC trouble le fonctionnement du marché du travail. Ainsi, un type qui se défonce pour son entreprise recevra le même salaire qu’un type qui fait le minimum requis, voire moins.

    Quand tu as des travaux à faire chez toi, tu vas prendre contact avec plusieurs artisans. Tu vas choisir celui avec lequel tu vas collaborer selon plusieurs critères. Sa disponibilité, la qualité de son travail, et ses tarifs. Bien sûr, tu vas choisir celui qui est disponible le plus rapidement, qui bosse le mieux, et qui est le moins cher. Si tu veux un travail parfait, de qualité, eh bien le type avec qui tu vas faire affaire te coûtera un peu plus cher que celui qui est réputé pour bâcler son travail.
    Eh bien dans l’entreprise, et dans un marché du travail naturel, le salarié répond aux même critères. Il reçoit ainsi un salaire représentatif de la valeur réelle de son travail.
    Avec le SMIC, ce n’est pas le cas. Ainsi une entreprise qui fonctionne bien se contentera de payer ses salariés au SMIC, car elle n’a aucune marge de manœuvre, aucune tolérance, dans un marché du travail bloqué.

    Une entreprise a pour but de faire du profit, évidemment. De gagner du fric, pour croître. Croître signifie investir, investir dans de nouvelles structures, agrandir son réseau de distribution, permettre décupler ses capacités de production.
    Le chiffre d’affaires de l’entreprise devient bénéfice après qu’on lui retire les charges. L’électricité, l’eau, les loyers, le carburant, etc… La supervision des entreprises par l’Etat fait que la part des salaires est considéré comme une charge. Car il est fixe, son tarif ne dépend pas de l’entreprise, mais du taux fixé par le gouvernement. Alors qu’il serait plus logique de pouvoir le considérer comme un investissement.
    Je m’explique, quand on paye un salarié, on fait finalement un investissement. Car l’argent qu’on lui verse sert à financer sa productivité. Sa productivité est, à court, moyen et long terme, rentable. Le salaire d’un ouvrier sert donc à renforcer le potentiel de l’entreprise. C’est la définition de l’investissement.

    En privant l’entreprise de la liberté de disposer de ses bénéfices, en l’enfermant dans un carcan, on nuit à l’investissement, on nuit donc à la croissance, on nuit donc à l’esprit même de l’entreprise. La conséquence est claire, le salaire reste restreint à un minima.

  4. Nicolas :

    Troll, tu joues avec les mots, comme d’habitude. Tu occultes la réalité au profit des idées.
    Tu parles de types qui conduisent leur entreprise au redressement judiciaire. Pourtant, une entreprise ne fait pas faillite uniquement à cause de ses dirigeants. Elle est soumise aux marchés, elle est soumise à l’environnement, elle est soumise aux consommateurs.
    Est-ce vraiment la faute de Pier Import si plus personne n’en a rien à branler des bougies, des tentures, et des bâtons d’encens ? Est-ce vraiment la faute de Hélio-Corbeil si les charges sociales font qu’ils reviennent plus cher au Figaro qu’une imprimerie basée à Charleroi ?
    Les entreprises sont dépendantes du contexte économique dans lequel elles évoluent, et bien que certains dirigeants fassent des erreurs (Pier Import aurait pu se diversifier, changer de positionnement), ce sont eux les réels porteurs de leur entreprise.

    Alors oui, je suis d’accord, les contre-pouvoirs au sein d’une entreprise, c’est extrêmement important. Si les dirigeants tiennent le volant d’une entreprise, les salariés en sont le moteur. Et quand on conduit, on doit être attentif au son qu’il émet. Est-ce qu’il force, est-ce qu’il toussote ? Si le moteur pète, la bagnole est baisée.
    Donc, oui, il faut écouter ses salariés. Mais celui qui décide au final, c’est celui qui tient le volant. Si il en a rien à foutre que son moteur manque d’huile, c’est lui qui se sentira con quand il aura serré. Et c’est le mec qui lui aura prêté la bagnole (les actionnaires) qui se bouffera les couilles.

    Donc, oui, les salariés devraient avoir plus de pouvoir au sein de l’entreprise. Mais le choix de le leur laisser appartient uniquement aux actionnaires. Car ce sont eux qui sont propriétaires de l’entreprise. Et c’est donc à eux de prendre les bonnes décisions.
    Le problème, c’est qu’il y a une entité qui s’octroie le droit de prendre les décisions à la place du conseil d’administration. Qu’elles soient bonnes, qu’elles soient mauvaises, l’entreprise doit les appliquer. Cette entité, c’est bien sûr l’Etat.
    Verrouillant ainsi trop souvent l’amplitude d’action des propriétaires et des dirigeants de l’entreprise, ces derniers se braquent. C’est naturel, hein, c’est le même comportement du côté des salariés quand on ne les écoute pas. Ils se braquent, donc, et n’ont qu’une idée en tête, être les seuls décisionnaires, augmenter leur marge de manœuvre. Ils refusent d’écouter les conseils des autres, ils essaient de fusiller les contre-pouvoirs.

    Si on laissait les actionnaires véritables souverains de leurs capitaux, ils prendraient les bonnes décisions. Car les bonnes décisions sont celles qui leur font gagner le plus de fric.
    Les bonnes décisions consistent à écouter, à étudier toutes les propositions. Les bonnes décisions consistent à faire ce qu’il faut des bénéfices, investir aux bons endroit, récompenser les bons éléments de l’entreprise, accorder des responsabilités aux personnes qui ont montré une certaine intelligence concernant les affaires de la boîte…
    Mais le plus important, c’est que les bonnes décisions ne sont pas générales. Ce que je veux dire, c’est qu’une bonne décision pour telle PME peut être une décision abominable pour une autre. En régissant de façon générale, l’Etat fusille certaines entreprises.

    Les bonnes décisions sont à prendre au cas par cas. Et les seuls à avoir la légitimité de les prendre, ce sont les actionnaires.

  5. Nath :

    arf tu parles de personnes comme si ce n’étaient que des meubles dans une entreprise, dommage ça va être une conversation stérile..

    ++

  6. Nicolas :

    C’est ça l’économie, ma chérie, c’est en se dissociant du pathos qu’on arrive à voir comment le système fonctionne vraiment.
    As-tu seulement lu ce que je t’ai répondu ?

  7. Nicolas :

    En tout cas permets-moi de te dire que tu es la seule responsable de la stérilité de cette conversation…

  8. Rodz :

    C’est marrant, c’est comme un blog à l’envers, d’habitude le gars écrit un truc et au bout d’un moment y’a un troll qui s’installe et arrête pas de vanner l’auteur; là c’est le contraire et c’est direct l’auteur qui fout le feu pour chauffer les gars qui commentent, c’est un peu concept.

    Dans le trip, ca me fait un peu penser à Herbe de Provence, avec une bonne partie de « mort au faibles », le nationalisme en moins.

  9. Nicolas :

    Euh, ok, mec.

    Au fait Nath, si tu passes toujours par ici, je te conseille de lire cet article : http://www.sansobjet.fr/2009/10/du-cynisme-et-de-leconomie/
    Il traite justement de ce que tu sembles évoquer.

    Permets-moi, de plus, de te rappeler que dans toutes science humaine, l’Homme n’est qu’un sujet d’étude. L’étude doit mettre de côté les sentiments, car ils faussent l’analyse.
    En sociologie, en ethnologie, en mes-couilles-o-logie, le sujet doit être déshumanisé, pour la fiabilité des résultats.

  10. Troll :

    Le problème Nicolas, c’est que tu parles du travail comme si tu ne travaillais pas. Le salarié est tour à tour un fournisseur, un investissement, une ressource, un chiffre (souvent négatif) dans une colonne.

    Tu peux choisir de te représenter le salarié comme une variable, et l’entreprise ou « le marché » comme le référentiel indiscutable dans lequel cette variable varie, mais ce n’est qu’une modélisation du monde du travail, définie par les propriétaires d’entreprise pour aller dans le sens de leurs théories.

    Tu as le droit d’y souscrire, mais ne présente pas ça comme « la réalité » aux gens qui viennent t’opposer d’autres modèles. La réalité est heureusement bien plus complexe qu’un compte de résultat.

    (je passe sur ta démonstration de l’actionnaire vertueux versus l’Etat soviétique, par trop implacable)

    Quant au dernier commentaire sur les sciences humaines qui devraient être déshumanisées pour la « fiabilité des résultats », je m’y connais aussi peu que toi, mais je subodore que c’est une grosse connerie.

  11. Simon :

    En tous cas, les patrons peuvent toujours essayer cette méthode dans les banques. On ne sait jamais :)

  12. Nicolas :

    Tout d’abord, excuse-moi pour le temps de réponse. J’étais crevé hier soir, et après j’ai oublié.

    Quand tu dis que je parle du travail comme si je ne travaillais pas, je vois là plutôt un avantage qu’un problème. En effet, tu le remarques et ça me fait plaisir, mes intérêts personnels n’occultent pas ma vision de la société.

    Les pères du libéralisme ne sont pas des chefs d’entreprises, ce sont des économistes, certains comme Friedman ou Hayek sont même nobelisés. Même s’ils ne font pas légion, il y a toujours des libéraux parmi les économistes reconnus. Schweitzer, par exemple, qui enseigne à Aix-en-Provence, est loin d’être chef d’entreprise, il ne me semble pas non plus qu’il soit un magnat de la finance, bien qu’il soit titulaire d’un DESS en cette matière.

    La suppression des avantages sociaux, des allocations, du SMIC, des carcans qui verrouillent le marché du travail… n’ont pas pour seul intérêt de privilégier les chefs d’entreprises et les actionnaires.
    Quand des entreprises sont subventionnées, quand des entreprises jouissent de contrats publics, quand des entreprises profitent d’aides diverses de l’Etat, c’est dans les intérêts de ces chefs et actionnaires. Pourtant, nous, les libéraux, nous le déplorons.
    L’Etat-Providence sert les intérêts des entreprises et des salariés à court et moyen terme, mais à long terme, ces manœuvres pèsent sur l’économie.

    Et c’est parce qu’une économie croissante est seule garante d’une société stable et sereine que l’interventionnisme et l’excès de mesures sociales sont déplorées par les libéraux.

    Puisque je te tiens, puis-je te conseiller (te demander, même) de lire ceci http://www.creationmonetaire.info/2009/01/lle-des-naufrags.html et l’ensemble de ce site/blog ? Il avance une idée que j’ai découvert il y a peu de temps, le Dividende Universel.
    Cette idée a pourtant été réfléchie par Victor Hugo, qui appelait ça le Revenu citoyen. L’idée a été creusée par Milton Friedman (qui était un spécialiste de la monnaie), qui le nommait Revenu permanent.
    L’idée est, en gros, que chacun est co-propriétaire de la zone économique dans laquelle il vit, et qu’il devrait pour cette raison recevoir un dividende sur la création monétaire. Bon, je schématise hein, parce que c’est compliqué, j’ai pas tout compris, je me documente encore, mais ça me semble intéressant.
    Et comme j’aime confronter mes idées et mes découvertes, j’aimerais connaître ton opinion dessus, puisqu’à la base les nôtres divergent (et c’est énorme).

  13. Nyx :

    Nico,

    Tu oublies un certain nombre de facteurs. Il ne faut pas généraliser.

    Connais tu simplement la composition de l’actionnariat de cette entreprise ?

    Et puis le libéralisme est une chose, les pratiques actuelles nous amènent bien loin de l’idée que Smith s’en était fait.

  14. Nicolas :

    De quelle entreprise parles-tu ? Toutes les entreprises sont différentes, comme tu le dis si bien. Mais dans tous les cas, seuls les actionnaires, les propriétaires de l’entreprise, décident de ce qui est bon pour elle.

    Les pratiques actuelles ne sont pas libérales. On ne connaît plus le libéralisme depuis des décennies.
    Alors oui, je suis bien d’accord avec toi, l’économie mondiale est bien loin des idées de Smith.

  15. Nyx :

    Avoir des références économiques, comprendre des mécanismes est un bon début.

    Maintenant, il va être nécessaire d’élargir un peu ta vision des choses.

    Si l’on regarde les choses uniquement telles que tu les présentes, le verdict est sans appel, c’est intolérable.
    Maintenant les vraies questions à se poser ne sont elles pas les suivantes :

    - Pourquoi certaines personnes en sont là ?
    - Comment faire pour restaurer des conditions propices à la négociation ?
    - L’unique recherche du profit et de la rentabilité doit elle laisser de côté le facteur humain (qui soit dit en passant reste la seule valeur sûre d’une entreprise aujourd’hui).

    Des questions on peut s’en poser un nombre incalculable et je ne pense pas qu’il soit possible d’y répondre de façon catégorique comme tu le fais.

    Toutes les positions se défendent.

Laisser un commentaire